Histoire

Les Archives généalogiques Andriveau : à l’origine de la création de la généalogie

L’histoire des Archives généalogiques Andriveau naît en 1830. À cette époque, le jeune négociant Hippolyte Trannoy quitte sa Picardie natale pour Paris. Là, il ne se contente pas d’une seule activité et multiplie ses services aux clients qu’il rencontre. Il profite alors de ses nombreux contacts commerciaux pour passer des accords avec des héritiers inconnus des notaires, ou introuvables par eux, et leur révéler leurs droits successoraux.

Un nouveau métier est né et va rapidement connaître un véritable essor, celui de généalogiste successoral. Hippolyte Trannoy puis ses successeurs s’associeront à de jeunes avocats pour répondre à la demande toujours croissante des officiers publics soucieux de retrouver les ayants droit d’actifs successoraux. Parmi eux, Gustave Pelletier contribuera à faire connaître cette démarche alors naissante des chasseurs d’héritiers.

Gustave Pelletier : un pionnier dans le monde de la généalogie

Parmi les jeunes avocats, Gustave Pelletier participe à la direction de l’Étude à partir de 1875. Entre temps, le nombre de généalogistes s’est développé en France. Jeune et brillant avocat, il manifeste rapidement des qualités d’entrepreneur de talent. Visionnaire, il perçoit la richesse qu’une association de plusieurs maisons de généalogie peut apporter à son étude. Sa volonté d’expansion l’incite donc à rattacher successivement ses concurrents parisiens les uns après les autres. En outre, il en profite pour créer des antennes en province.

Gustave Pelletier contribua à l'essor de l'étude qui deviendra les Archives généalogiques Andriveau

En 1881, il acquiert avec ses associés Alfred Manigot et Jules Jorré, l’hôtel de Marsilly afin d’entreposer les millions de fiches déjà constituées par ses prédécesseurs. Situé 18, rue du Cherche-Midi à Paris, celui-ci est toujours le siège des Archives généalogiques Andriveau.

Une étude de généalogie nommée Andriveau

En 1895, deux ans avant sa mort, Gustave Pelletier intègre dans l’équipe dirigeante son gendre, Marcel Andriveau. Pendant près d’un demi-siècle, cet autre jeune avocat veille au bon développement de la maison qui adoptera son patronyme.

À partir de 1951, son fils Bernard met un terme au système des associés. Son fils Jean-Marie Andriveau contribue activement au développement de l’étude généalogique avec l’ouverture de nouvelles succursales, telles que Cannes, Poitiers, Dijon et Nancy. Il est suivi par ses enfants Cécile et Matthieu qui assurent actuellement la direction de l’Étude.

Jean-Marie Andriveau avec ses enfants Cécile et Matthieu, actuels dirigeants des Archives généalogiques Andriveau

Les fonds Andriveau : une source unique au monde

À partir de 1850, deux des directeurs associés, Julien Picque et Alfred Manigot, ont l’intuition de constituer des archives pour optimiser leurs recherches. Ils lancent dès lors un travail considérable afin de cataloguer l’ensemble des publications de mariages, des actes de décès, des listes électorales, des pensions alimentaires, etc. permettant de suivre la trace des vivants comme des défunts.

Avec l’autorisation de l’Hôtel de ville de Paris, des paroisses et des mairies, les généalogistes de l’Étude indexent alors tous les registres disponibles pour former deux-cents millions de fiches et quinze mille volumes, pendant près d’un siècle.

Fond des Archives généalogiques Andriveau

Au cours de la Semaine Sanglante qui marque la fin de la Commune de Paris en 1871, l’Hôtel de ville, la Préfecture de police et le Palais de justice sont volontairement brûlés.

Avec eux, ce sont plus de huit millions d’actes retraçant la vie de nos ancêtres qui disparaissent à jamais.
Dès lors, les archives généalogiques établies par notre Étude au cours des décennies 1850-1860 constituent un patrimoine de premier plan.

Incendie de l'Hôtel de Ville lors de la Commune de Paris qui détruisit les archives et la bibliothèque

 

Certaines fiches de mariages des fonds Andriveau sont accessibles en ligne depuis 2011.